Cela fait maintenant 3 semaines que je suis rentrée, il est temps que je finisse d’écrire mes articles sur le Mexique… Après San Cristobal, nous sommes partis en direction de Palenque, pas très loin de la frontière du Guatemala. A environ mi chemin, nous avons trouvé la communauté dont les québécois nous avez parlé. Si jamais on n’avait pu ne jamais la trouver… Mais en arrivant, j’étais loin d’imaginer que ces 3 jours allaient être l’enfer pour moi… Je pensais tomber dans une tribu maya, mais non, on s’est retrouvés dans une communauté de hippies crée par une française il y a une vingtaine d’année. Vivent ici ses enfants, un hollandais qui a tout claqué pour venir vivre dans les montagnes du Mexique… Y’en a, des fois, tu sais pas ce qui leur prend ! Et pour compléter cette joyeuse bande, un mexicain mégalo, prétentieux et ethnocentrique qui nous a méprisé et critiqué dès la première minute parce qu’on venait du Canada et de la France et qu’on faisait des études… « A quoi ça sert les études ? Moi je n’ai pas fait d’études, est-ce que je suis moins bien que vous pour autant ? Arrêtez les études, ce n’est pas à l’école que vous allez construire votre vie » C’est où ? Dans la forêt avec Mowgli ? Le seul élement maya de la communauté, c’était le mari de la française qu’on n’a pas vu des 3 jours puisqu’il était parti à San Cristobal vendre des bijous... Ok, aussi, du camp, on apercevait des fermes mayas au loin, et dans les chemins, on a également croisé quelques indigènes partis vendre leur poulet au village. C’est tout. Tim pensait être arrivé au paradis, j’avais l’impression d’être en enfer. Satan, où es - tu ? Derrière quel arbre ? Nous avons passé 2 nuits et 3 jours ici. Je vous laisse admirer la photo des toilettes, je ne ferai pas d’autres commentaires sur l’hygiène. Par contre je rajouterai que, comme si cela ne suffisait pas, là-bas, les insectes étaient surdimensionnés, les araignées aussi grosses qu’une main et les scarabées plus longs que mon pousse. Et quel bonheur le dernier matin quand j’en ai trouvé un caché dans ma couverture… Le principe d’une communauté c’est que tout le monde participe aux tâches ménagères et « jardinales ». Huuum top délire !! Me voilà donc partie cueillir le café avec Virginie. Après ça, on prépare à manger pour tout le monde, on mange tous ensemble et on fait la vaisselle des 100 000 couverts. Houra… Après 3 jours, le calvaire allait enfin se terminer, enfin, c’est ce que j’ai pensé en partant… Mais non… Nous avons pris une sorte de camionette pour aller au village pour prendre une sorte de mini bus pour aller à Palenque. 30 minutes de camionette avec une famille descendue de la montagne pour aller vendre quelques affaires au village avec des petits enfants qui ne semblaient avoir jamais vu de blancs… Ils ne nous ont pas lâché des yeux de tout le trajet, c’était mignon. La route tournait et une odeur de gaz empestait la camionette. En arrivant au village, je ne me sentait pas au mieux de ma forme… J’ai avalé un petit comprimé pour le mal des transports en pensant que si j’avais survécu à la route Oaxaca – Mazunte, je survivrai à la route trou paumé – Palenque, surtout qu’on avait « seulement » 2.30 de route. J’aurais pas du penser si vite. Je n’ai jamais été aussi malade de ma vie en voiture… Mamamia, j’ai vomi toute l’omelette dégueu qu’on avait mangé pour le petit déj et surement bien plus, toute mon eau, tout je sais pas, mais tout ce que j’ai pu vomir, je l’ai vomi. Le conducteur qui conduisait absolument N’IMPORTE comment en prenant les dos d’âne à 100 à l’heure n’a pas jugé bon de s’arrêter… Quel amabilité. En arrivant à Palenque, je devais peser 30 kg à peine… Le choc psychologique des 3 jours et le vomi du trajet m’ont empêché de manger pendant 2 jours, le 31.12 y compris. Su-per, bon reveillon à tous… Je me suis couchée à 21.30… Seule point positif de la journée, notre hôtel, un hôtel, un vrai, pas une auberge. Palenque est une ville particulièrement moche, plutôt sale et très ininteressante. L’intêret de cette dernière étape, c’était bien sûr les pyramides dans la jungle. Nous y sommes allés dès l’ouverture à 8 et demi, d’une pour éviter le monde et de 2, pour entendre les bruits de la jungle qui sont plus flagrants à l’aube. Je ne suis pas une fan d’architecture, ni une spécialiste de la culture maya, mais la viste était interessante et les pyramides impressionnantes (surtout la descende, les escaliers sont pratiqument à la verticale et ne sont pas toujours réguliers car ils sont en pierre. Il y a des accidents très régulièrement, la prudence est de mise). Dans la jungle, nous avons aussi pu voir des perroquets et des singes. Nous sommes restés à Palenque 3 jours (ou 4), ensuite, nous sommes repartis à Mexico City (15 heures de bus) ou nous avons pu flâner 2 jours avant notre vol le 5 janvier. Le dernier jour, nous sommes allés sur la place du musée des beaux arts. Nous nous sommes posés un peu au soleil, je me suis alongée sur un petit muret, mais après 2 minutes, un garde (armé, ils sont tous armés la bas, et pas un petit pistolet, un genre de fusil) s’avance vers moi et m’engueule pcq « il est interdit de se coucher sur les murets » Je m’excuse, je me relève, je m’assois en tailleur. Après 2 min, nouveau coup de sifflet et le garde (toujours armé) qui revient m’engueuler pcq « il est interdit de s’assoir en tailleur sur les murets »…. Ok, il est vraiment temps de rentrer. Le retour s’est plutôt bien passé, malgré le retard du premier avion qui nous a presque fait râté notre correspondance au Texas… Et si l’on a eu notre 2ème avion, c’est que celui-ci avait une heure de retard. Comme quoi, le retard des fois, c’est bien ! Je n’ai jamais autant aprécié mon petit dej Starbucks, mon midi pizza hut et mon dîner Mcdo. Merci Ronald, tu es mon maître !!! lol Je me suis vite ré adaptée à la société de consommation, et depuis notre retour, je fais plus de shopping que jamais ! Les cours ont repris, tout se passe bien. Nous avons une semaine de vacances en février, au programme : ski probablement à Whistler. En attendant, je lis beaucoup, plein de livres, tous en même temps ! J’adore, c’est tellement agréable de lire pour soi et pas pcq ce sont des livres au programme. En ce moment je lis Burmese Days de Orwell, un livre d’analyse sur Orwell, East of Eden de Steinbeck, un livre sur l’hisoitre de France écrite par un historien américiain (super intéressant), un livre sur l’Allemagne Nazi et une biographie sur une petit garçon de la campagne chinoise qui a été recruté dans la troupe des petits danseurs de Mao. |