Le trajet pour aller à San Cristobal a duré une dizaine d’heures, encore une fois, nous avons voyagé de nuit. San Cristobal de las Casas est une ville Maya située dans les montagnes. A première vue, tout semblait traditionnel, comme si Cortes et les européens n’avaient jamais colonisé le pays. J’avais l’impression d’être dans une carte postale : les longs cheveux des femmes, leurs tresses, leurs habits colorés, les petits enfants tout crottés, les dialectes mayas. Mais la préoccupation principale de ces populations est une préoccupation on ne peut plus occidentale : l’argent, l’argent et encore l’argent. Impossible de marcher dans une rue sans se faire arrêter par un petit garçon de 5 ou 6 ans qui vend des bracelets, une ado qui vend des foulards, une vieille toute courbée qui porte à bout de bras un gamin (pas à vendre !), des poupées et des couvertures… Petite anecdote aussi. Le jour de notre arrivée les journaux faisaient leur gros titre avec… Sarko et Carla !!!! Ok, les européene ont bien colonisé le Mexique, on ne peut plus en douter ! Nous avons visité un petit musée sur la médecine maya, qui n’a pas changé depuis des millénaires, les femmes continuent d’accoucher à genoux par terre avec les sages femmes qui leur remuent un poulet au dessus de la tête (sinon le bébé risque d’être en mauvaise santé). Enfin si, il y a une chose qui a changé : depuis quelques années, le coca est au centre de bien des cérémonies et a acquis un statut presque magique. Le coca fait roter, ce qui fait sortir le mal qui est en nous… Ca peut faire sourire, mais c’est un réel problème pusique une bonne partie des mayas ont les dents pourries. Quelqu’un pourrait aller leur dire que le coca, ce n’est pas bon pour la santé svp ?! Et Coca en profite, il y a des pubs partout, même au milieu de la forêt sur le mur du petit commerce qui vend de l’eau, des gâteaux (et du coca bien sûr). Nous avons fait une excursion au Canion del Sumidero : vraiment décevant. Certes, on a vu un gros crocodile, quelques singes, de beaux oiseaux, mais le canyon est plus une décharge qu’une réserve naturelle (malgré sa classifaction comme telle). Quand on arrive, c’est l’usine. On doit faire la queue, un peu comme dans un parc d’attraction. Ensuite, on embraque dans un des 20 ou 30 bateaux pour un tour d’1h ou 2 (je ne me souviens pas) : des déchets tout le long. Je ne sais pas comment il peut y avoir encore des êtres vivants dans une eaux si polluée… Il n’y en aura sûrement bientôt plus. Nous sommes restés 4 jours à San Cristobal. A l’auberge, on a rencontré une famille de québécois qui nous a conseillé de nous arrêter dans une communauté qui vit dans la forêt entre San Cristobal et Palenque (notre dernière étape). Nous voilà donc partis dans le trou du cul du Mexique…. |